Olivier Raidt et les lampes Perzel inspiration années 1930
En photo : Olivier Raidt, directeur de Jean Perzel, chez lui, face au parc Montsouris, à Paris. Il porte la lampe "162", conçue par Jean Perzel en 1927-1928 et capable d'éclairer une pièce à elle seule : "Ruhlmann, Leleu et Le Corbusier avaient la même." Derrière, lampadaire "113" en forme de tulipe et applique "651" (le tout Jean Perzel). Armoire et canapé "Art Déco" (Daisy Simon).
Son éclairage : Yves Saint Laurent se fournissait chez Perzel. Le Corbusier, Ruhlmann, Mallet-Stevens aussi. Aujourd'hui, Alberto Pinto, Jacques Garcia et une pléiade d'architectes y ont leurs habitudes. Fondés en 1923 à l'orée du parc Montsouris, à Paris, les ateliers Jean Perzel sont restés une affaire de famille : Olivier Raidt, l'actuel directeur, fait partie de la troisième génération à la tête de l'entreprise. "Je suis un éclairagiste, dit-il. Je joue avec la lumière." Et il travaille dans le respect de la tradition "avec une quinzaine de compagnons". Domicilié à deux pas du parc Montsouris - "je vais travailler à pied" -, il a privilégié dans son intérieur les créations du "maître", à savoir Jean Perzel, dont il est le petit-neveu. "Tous nos modèles sont des pièces uniques, rappelle-t-il. Il faut compter deux mois de fabrication et tous nos objets s'adaptent à n'importe quelle source de lumière et à n'importe quel branchement dans le monde." Votre définition d'un bel éclairage ? "C'est mettre en valeur la vie familiale dans une habitation, sans étouffer la décoration et tout en créant un véritable confort visuel." êtes-vous plutôt spot, lampadaire, lustre ou applique ? "à la maison, j'ai tout mélangé. Le seul point commun entre mes luminaires, c'est qu'ils sont inspirés des années 1930." Chez vous, êtes-vous passé aux LEDs ? "Oui, mais une fois encore j'ai panaché les sources. Les LEDs cohabitent avec des ampoules fluocompactes, halogènes ou dotées d'un filament de tungstène." éteignez-vous systématiquement la lumière en quittant une pièce ? "Oui, quand je suis seul chez moi. Mais lorsque je reçois, j'aime les effets de lumière pour donner de la profondeur aux pièces." Avez-vous peur du noir ? "Non." Petite confidence entre amis : "Les ateliers Jean Perzel ont fait l'objet d'un reportage dès le premier numéro de Maison Française, paru en 1946."Jean Perzel. 3, rue de la Cité-Universitaire, 75014 Paris. Tél. : 01 45 88 77 24 et www.jean-perzel.com