Des rayures et des zébrures
En photo : Sur le tapis "Riviera", gros plan du tabouret vintage en bois tourné doré, gainé d'une rayure de soie "Sol y Sombra", carnets et lunettes, le tout Christian Lacroix.
L'histoire de cet appartement (suite) : Collectionneur de céramiques, amateur de design contemporain et fervent du mobilier des années 1950, le styliste accumule avec éclectisme vases signés Picasso, dessins de Cocteau et tabourets Charlotte Perriand, vases d'Hella Jongerius, guéridon de Garouste et Bonnetti ou oeuvres de Marcel Wanders : un florilège de name-dropping, proche d'un inventaire à la Prévert. Mais ne nous trompons pas, cet homme au regard aiguisé, fort de sa riche expérience aux côtés de Christian Lacroix, fait preuve d'une authentique simplicité : la marque d'une personne de qualité ! "J'ai supprimé la salle à manger : elle ne servait à rien... Je l'ai transformée en bureau". C'est l'occupant qui parle ! De fait, cette pièce chaleureuse illustre, s'il en était besoin, le goût de Sacha Walckoff pour les livres. Arts décoratifs, mode, design, littérature, photo, Histoire...Point de frontières à ses centres d'intérêt ! "Mon intérieur n'est pas un showroom qui alignerait des marques ou des noms, il est l'exact reflet de ma personnalité profonde". Chaque objet parle, chaque gravure raconte une histoire, chaque tissu incarne une émotion. C'est la ville d'Arles - les origines de Christian Lacroix - qui s'inscrit sur le panneau tissé "Forum". Le torse de zèbre dans l'entrée serait-il à l'origine du tapis "Riviera" ? Çà et là, un dessin de Christian Lacroix, des bijoux africains, des portraits de Madame Walckhoff mère, des photos de Françoise Huguier ornent ses cimaises...