Doté d'une terrasse, ce studio penthouse de 29 m2 propose un très bel aménagement tout de bois vêtu influencé par Le Corbusier. Un reportage signé Côté Paris...
Dans le coin salon, réinterprétation de la chaise de Chiavari par Olivier Védrine devenu la "Chiavarine", Néotu, et tabouret "Tabéret", Design Pyrénées, Think and More. Devant la fenêtre, paravent en placage de sycomore, OOéditions. Sur la terrasse, revêtue de dalles d'ardoise de synthèse, table en cristal acrylique thermoformé, OOéditions.
Studio réalisé par l'Agence 00 Paris, Olivier Védrine et Olivier Guillemin.
L'histoire de ce studio : En faisant appel à l'architecte Olivier Védrine, le propriétaire de ce studio de 29 m2, entrait dans un univers de références. Dans ce penthouse dont l'origine remonte aux années soixante, dialoguent désormais l'Orient et l'Occident. L'Occident, c'est le code couleur emprunté à Le Corbusier et traité ponctuellement et en aplat. L'Orient c'est le Japon où architecture intérieure et modularité font pléonasme.
L'histoire de ce studio (suite) : L'extérieur, soit la terrasse de 90 m2 est partie prenante de l'intérieur grâce aux baies vitrées qui entourent le volume et dispensent une luminosité naturelle maximale. Une terrasse urbaine recouverte de larges dalles d'ardoise de synthèse grises, avec un minimum de verdure. "Dans un volume aux dimensions restreintes, précise Olivier Védrine, il convient de libérer l'oeil". Le rangement intégré, sur mesure, cache tout ce qui est nécessaire au quotidien et encombrant à la fois. C'est le principe du futon qui fait lit sur le tatami importé du Japon et qui se range dessous, des tiroirs sous l'estrade qui dissimulent la literie. De jour comme de nuit, c'est la cloison coulissante en paille d'Italie, conçue par l'architecte, qui détermine le temps. Le fond de cet espace est en vert sombre de chez KTcolor qui a obtenu de la fondation Le Corbusier, le droit exclusif de fabriquer la palette originale de référence du célèbre architecte. On retrouvera dans la cuisine un rouge issu de cette même collection.
La cloison coulissante et le vert sombre de Le Corbusier
L'histoire de ce studio (suite) : Le bureau est, à l'instar de tous les aménagements réalisés par Olivier Védrine, un modèle d'ingéniosité "low tech" selon l'expression employée par l'architecte. En bouleau comme tous les placards du studio, son assemblage est basique et son système de fabrication accessible à tous. Bien qu'escamotable, sa réalisation ne recourt à aucune machinerie sophistiquée. La cuisine n'échappe pas à ce concept de simplicité basique qui met l'esthétique et la praticité à la portée du plus grand nombre. Le sol de la pièce est d'origine. Les crédences et plans de travail reprennent le grès cérame noir comme revêtement. C'est graphique, résistant, pratique... et beau. Les portes de placards coulissent pour un gain de place optimal.Dans un petit espace il convient d'utiliser un minimum de matériau. La cohérence accroît l'impression d'espace. C'est l'idée qui a présidé au choix du parement de la salle de bains : grès cérame noir du sol au plafond. C'est un cube avec un banc de repos dans lequel est aménagé un lavabo. Une douche, Viabizzuno, dispense l'eau et la lumière à la fois et fait de cet endroit simplissime un lieu de fraîcheur et de ressource zen. Ponctué comme un point d'exclamation final d'un bleu Le Corbusier. L'Orient et l'Occident en pleine conversation encore !
Grâce à la modularité de la pièce, les fonctions de chaque moment définissent l'espace. Les cloisons ouvertes laissent entrer la lumière du jour, de tout côté. La salle de bains est comme une boîte noire, un monochrome tout de grès cérame. En version close, l'espace nuit en estrade retrouve l'intimité qui sied au repos.
Coulissants ou repliables, les panneaux en bouleau s'ouvrent et se ferment. Ils dévoilent des aménagements fonctionnels de rangements. Un jeu de cache-cache qui dévoile ou escamote les pièces ou le mobilier selon les besoins. Dans la cuisine, également en grès cérame, une lanterne japonaise.