L'histoire de cette maison adossée à une pinède
Adossée à une pinède plantée il y a une quarantaine d'années, la maison associe maçonnerie de briques enduite (coloris gris anthracite) et bardage en pin Douglas ajouré (laissé brut pour griser avec le temps et se fondre au mieux dans le paysage). Des débords de toiture limitent la pénétration des rayons du soleil à l'intérieur de la maison, tout en ménageant des ombres en terrasse. La toiture est en bac acier, un matériau de couverture (tôle nervurée) issu de la construction industrielle, mais de plus en plus utilisé en habitat individuel. Le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire sont assurés par une pompe à chaleur réversible (air/eau). En appoint, une grande cheminée à foyer ouvert, dont on devine la souche noire en toiture.
Le cadre a de quoi séduire : un terrain de 3 hectares s'ouvrant par une chênaie et se terminant par une pinède avec, cerise sur le gâteau, la possibilité de récupérer une jolie vue sur la Loire. Céline et Philippe ont conscience de leur chance lorsqu'ils entreprennent de faire construire ici. Amateurs d'une architecture simple, presque cubique, qui respecte son environnement, ils font logiquement appel à un cabinet d'architecture de la région. Cahier des charges ultra-simple en apparence : faire entrer le paysage dans la maison. Un défi que les architectes Olivier Flahault et Sabine Le Men ont relevé en imaginant cette construction en deux temps (un espace jour en maçonnerie enduite, un espace nuit en bardage de pin Douglas). Soit un chantier de 10 mois pour une superficie de 250 m2 et presque entièrement de plain-pied, à l'exception de la mezzanine qui fait bénéficier de la fameuse vue sur la Loire. Et parce que le paysage devait être la vedette de ce scénario rêvé, les volumes intérieurs sont généreux, mais les aménagements restent sobres... Et ce sont 35 fenêtres qui viennent offrir autant de points de vue différents sur cette nature joliment préservée.
À l'origine du projet, il y avait aussi la volonté de créer une chambre d'hôte. Une façon, pour les propriétaires, de faire vivre la maison. Mais, victimes de leur succès, ils peinent aujourd'hui à satisfaire toutes les demandes et réfléchissent donc à un projet d'annexe accueillant une deuxième chambre, un sauna et un espace massage... En recourant, pourquoi pas, à des modules existants (type container) réhabilités. Affaire à suivre !