Un séjour à ciel ouvert
La baie, prolongée par des fenêtres de toit, insuffle de la modernité et fait rentrer la lumière dans le salon. L'étonnante cheminée en trompe-l'oeil dessinée par l'architecte n'est en fait qu'une ouverture vitrée sur le foyer de la pièce adjacente. Quand la cheminée fonctionne, on bénéficie donc du spectacle des flammes des deux côtés. Le parquet est en ipé calepiné à l'ancienne. Canapé (Minotti). à gauche, quelques objets de collection : flèches de sarbacane, harpons (Galerie Voyageurs et Curieux). Au-dessus de la cheminée, une photo de bord de mer signée Elger Esser. Le fauteuil "Egg" d'Arne Jacobsen, la table basse d'Isamu Noguchi (Galerie Sentou), le lampadaire (Metalarte) et l'assise sculpturale de Ron Arad (Galerie Downtown) font bon ménage avec les troncs d'ébène massif.
L'histoire de cette maison (1/4) : Face au salon, le jardin a été remanié pour faire place à une flore d'une rare diversité. Un escalier en chêne du xviiie siècle mène à la chambre principale : deux pièces communiquantes ultra-japonisantes. L'une est dédiée au repos, l'autre au travail. Des tatamis encastrés dans un parquet de bubinga jalonné de troncs d'ébène servent de fil conducteur d'un espace à l'autre. Pas moins de sept chambres et salles de bains ont été prévues pour la famille et les invités. D'ailleurs, recevoir est une des passions de nos hôtes qui aiment à dresser de grandes tables comme celle de la terrasse close d'épais murs de granit coupe-vent. Côté technique, l'isolation a été repensée pour que la maison, très grande, soit la plus économe possible en énergie. Le chauffage est assuré par une chaudière au fioul et une pompe à chaleur géothermique. Cette dernière permet d'utiliser la chaleur naturellement présente dans le sous-sol granitique. Au rez-de-chaussée, un plancher chauffant basse température sous le parquet en ipé et le carrelage de la cuisine apportent une douce chaleur, et dans les étages, tous les radiateurs sont intégrés comme des éléments de décoration.