Le plan de la maison
1. Escalier d'entrée. / 2. Entrée. / 3. Cuisine et coin repas. / 4. Salle à manger. / 5. Salon. / 6. Terrasse et couloir de nage.
À droite du large escalier central desservant l'entrée, l'espace des enfants. En contrebas, sur la gauche, les pièces de vie : le séjour, la salle à manger, ainsi que la cuisine, de plain-pied avec la terrasse et le couloir de nage. L'espace parental, au-dessus du séjour, est en demi-niveau par rapport à l'étage des enfants.
Cette maison a-t-elle été construite selon des enjeux bioclimatiques ou de développement durable ?
Denis Boyer-Gibaud, architecte DPLG. Quand elle a été bâtie il y a douze ans, ces notions n'étaient pas à la mode. Aujourd'hui, on les met en équation. Mais on les retrouve dans cette habitation qui a été construite en fonction du terrain, de sa déclivité, des plantations existantes, mais aussi de la vue sur le paysage. Cette vue principale, on ne l'avait qu'à un endroit du terrain, et il fallait en tenir compte, en plus de prendre en considération la course du soleil. Dans une maison bien intégrée dans son environnement, le fonctionnement entre le dedans et le dehors est important. C'est pourquoi chaque espace a un lieu dédié à l'extérieur sous forme d'un patio, avec une petite table, un banc, des chaises. C'est aussi pourquoi le séjour s'ouvre largement sur la terrasse par l'intermédiaire de baies qui s'escamotent dans les murs. Ensuite, le simple bon sens veut que l'on se protège du soleil avec des persiennes et des brise-soleil et que l'on utilise le béton, non seulement pour sa possibilité d'intégration parfaite dans le paysage, mais aussi pour son excellente inertie thermique puisqu'il conserve le chaud aussi bien que le froid.
Les propriétaires avaient-ils des exigences particulières ?
DBG. Répondre aux attentes des propriétaires est primordial. Le désir de se sentir toute l'année en vacances, malgré des emplois du temps chargés, était très fort, en plus du souhait d'avoir une maison en osmose avec une végétation qu'il ne fallait pas détruire. C'est la raison pour laquelle la maison a été partiellement enterrée et construite avec des décrochés.
INTERVIEW DE L'ARCHITECTE
La notion de parcours est importante ?
DBG. Oui, pour moi, on doit cheminer dans sa maison pour finir par oublier ses problèmes. Ainsi, l'escalier qui descend à la maison est déjà un cheminement. Ensuite, à l'intérieur, on doit déambuler et, au fur et à mesure des pas que l'on fait, déposer par terre tout ce qui nous encombre. Ce doit être un peu comme le déambulatoire dans un cloître. Mais aussi un peu comme dans la vie, où l'on doit se ménager des temps pour se poser et réfléchir. L'escalier est l'un de ces espaces de transition. C'est pourquoi il est immense. Le paysage, la seule belle vue de ce terrain, on ne le découvre qu'en dernier lieu.La cuisine. Elle se compose de deux plans de travail parallèles. Celui qui est adossé au mur séparant la cuisine du séjour (photo) accueille l'espace cuisson. Four et table (le tout Smeg), hotte télescopique, plan de travail en stratifié, façade en mélaminé blanc. Le parquet est en iroko, comme dans le séjour et le salon.