Dans le salon de Boris Vian : un piano, un canapé et des livres !
Dans la bibliothèque, on relève des romans, des livres d'histoire, de physique, sur le cyclisme, la philosophie, la cuisine... et une quarantaine de dictionnaires !
L'HISTOIRE DE CET APPARTEMENT DE BORIS VIAN (1/5) :
Lorsqu'il arrive ici en 1952, c'est son premier appartement. Il n'en n'a jamais possédé auparavant ! D'ailleurs il est locataire. Toute son oeuvre romanesque a déjà été publiée ou refusée par les maisons d'édition", précise dans un sourire Nicole Bertolt, figure protectrice de l'oeuvre et de la mémoire. "Seule une version remaniée de l'Automne à Pékin sera écrite ici. Ce lieu est plus lié à son univers musical, il y compose J'suis snob, La complainte du progrès, rédige ses chroniques pour le magazine Jazz Hot. Magali Noël, Zizi Jeanmaire, Juliette Gréco sont des habituées". Sur cette curieuse guitare-lyre italienne chinée chez son frère, dans sa caverne de Saint-Germain-des-Prés, est composée la mélodie du Déserteur. Dans son bureau ouvert sur la terrasse, combien de répétitions endiablées avec Henri Salvador et Alain Goraguer, son alter ego musical, avant d'aller jouer aux Trois Baudets ? Emouvante confidence sur les derniers jours du grand Salvador qui demanda à revenir chez Boris, s'assit devant le piano et se mit à pleurer.