Ambiance nautique pour le salon
Canapé Habitat, table basse Merci, fauteuil et buffet années 50 chiné à Lille (Jasper Maison), pingouin acquis à Drouot et tableau de Virginie Duthoit Mazet.
Qu'est-ce qui a guidé votre choix pour l'île d'Oléron ?
Laure Vial du Chatenet : Le hasard ! Il y a cinq ans, nous sommes venus pour la première fois chez des amis. Il pleuvait à seaux et quand le soleil est enfin apparu, nous sommes allés découvrir les plages sauvages et le port de pêche. L'idée a germé doucement mais fermement. Le lendemain, nous visitions une maison d'ostréiculteur en vente, quasi abandonnée depuis les années 70. Une seule visite a suffi pour imaginer installer notre petite famille au coeur du village. Il fallait tout revisiter, mais les rêves de vacances iodées devenaient réalité, et c'est toujours avec le même plaisir aujourd'hui que nous faisons nos bagages de Paris vers Oléron ! Nous aimons ce concept de vacances saines, pas bling-bling, avec grands pique-niques et balades sur les plages immenses les pieds dans l'eau, même quand il ne fait pas beau.
Quel est le fil conducteur de votre déco ?
Laure Vial du Chatenet : Je n'aime pas le style "charme et campagne". Je préfère décaler les objets, le mobilier et les imprimés. Je chine beaucoup d'objets années 50 scandinaves ; j'aime les couleurs et le graphisme qui, ici comme à Paris, est la base de ma collection. Mon style ? Un cabinet de curiosités version rock'n roll. La maison d'Oléron répond à cette volonté d'humour, de tradition revisitée et facile à vivre avec plein de bonne humeur. Une base de matériaux de caractère (bois, murs chaulés, carreaux de ciment), une bonne dose de vintage 50, un brin de contemporain, des objets chinés et, bien sûr, mes collections distillées partout dans la maison.
Les tissus sont la base de votre univers...
Laure Vial du Chatenet : : Oui ! J'aime le lin, le coton, les imprimés naturels, les imperfections de la matière. Je joue avec elles, j'assemble, je compile en créant des motifs sur papier peint, tissus, plaids, sacs, coussins, abat-jour : une étoile, une moustache, un animal, une jolie phrase, de belles typos. Le XIXe siècle est revisité dans un goût actuel, décomplexé. Créer des objets qui peuvent aussi bien vivre à la ville qu'à la campagne ou à la mer, imaginer une identité visuelle forte et contemporaine, c'est ce que je réalise depuis sept ans, avec chacune de mes collections. Je crée aussi une ligne spéciale pour la Comédie-Française qui me fournit ses visuels et que je traite dans le style Maison Caumont. Le tissu est un terrain de jeu formidable qui permet de raconter de belles histoires.