Un salon cosy et lumineux
Autour des créations de Liana, la table "Cocaïne" qui associe un lustre en cristal blanc de Murano à un sol de carrelage, des chevets "O2 Variations" en bout de canapé et "Pluie" en premier plan, des fauteuils revêtus d'un tissu de Carolyn Quartermaine. Au fond, de gauche à droite, des oeuvres de Tita Ruby sur des stèles muséales et un buste d'homme d'Angélique.
L'histoire de cette maison (1/3) : Un des murs du salon était recouvert d'une jolie fresque en mosaïque bleue et or, des couleurs qui m'ont rappelé Saint-Pétersbourg, ma Russie natale", raconte Liana Yaroslavsky. Le déclic sentimental pour celle qui se décrit, sur son site Internet, comme "née, arrosée de champagne, un 1er janvier enneigé dans une métropole qui s'appelait encore Leningrad". "C'était surtout notre 55e visite et si la maison était petite, elle avait beaucoup de charme, un grand jardin et une merveilleuse vue sur Paris", précise-t-elle.
Agrandie d'une annexe pour les enfants - 120 m2 tout de même - auquel on accède par une romantique passerelle intérieure en fer forgé, la maison de maître fin XIXe siècle se mue en terrain de jeu pour Liana qui cisèle son intérieur comme elle crée ses tables basses et chevets, d'étonnantes et poétiques "petites prisons de cristal". C'est en chinant un lustre de Murano que cet ancien mannequin, devenu directrice artistique, a eu l'idée de le retourner et d'en éparpiller les branches comme des fleurs.
Mis en scène avec des gravures XIXe, chinées à Drouot, ce tableau vivant est fixé dans un cube de Plexiglas, comme suspendu dans le temps. Un chandelier suédois qui flotte dans son cube transparent, des guirlandes de gouttes de verre en suspension, un lustre ancien sur du carrelage qui semble vouloir s'échapper de sa cage... "J'aime le mariage non-conformiste d'objets anciens, de pièces de haut style et de modernité sans fard, explique Liana.
Liana Yaroslavsky : lianayar.com