Laissez entrer la lumière...
Une étroite façade de briques, une porte d'entrée, une fenêtre et deux minuscules ouvertures à l'étage, un jardinet à l'arrière, et c'est tout. Identique à ses voisines, destinées à loger les pêcheurs de ce village flamand qui a longtemps été l'avant-port de Bruges, cette maison ouvrière date de 1907. Petite, sombre, en mauvais état, elle n'a pas grand-chose pour elle quand Stefaan en devient propriétaire, mais ce dernier voit tout de suite ce qu'il pourra en faire. Faute de moyens, il décide de s'attaquer lui-même aux travaux de réhabilitation.
Ses priorités ? Abattre les cloisons du rez-de-chaussée, percer la façade arrière pour créer une pièce en plus et aménager des chambres et une salle de bains à l'étage et sous le toit. Il compensera le manque d'argent par un choix de matériaux nobles mais récupérés çà et là, comme les planchers en chêne des étages et la pierre bleue utilisée au rez-de-chaussée. Résultat : une maison de week-end simple mais chaleureuse, et baignée d'une douce lumière bleutée.
Avant la rénovation, la maison s'arrêtait au niveau de la grosse poutre. Stefaan a percé la façade donnant sur le jardin et construit une petite extension en béton cellulaire (Ytong de Xella), matériau qu'il a choisi pour ses excellentes performances thermiques. Le toit est recouvert de tuiles locales de récupération. De petites croix de Saint-André entre les chevrons consolident la charpente de l'extension et dans la cuisine. Table de ferme achetée sur eBay, banc en chêne fabriqué par un artisan de Moerkerke, suspensions "Flas" de Ikea, vaisselle Casa, nappe et coussin Linum.