
Entre tradition et modernité : l'écrin familial de Patrick Frey en Provence
Ce refuge bien caché s'inscrit en douceur dans la pierre sèche et la nature environnante. Un horizon d'oliviers et, plus près de la maison, un mélange d'essences et d'arbustes donnent le ton et l'esprit à cet écrin vert traversé par les parfums de lavande. Un voyage sensoriel où la nature se veut généreuse tout en observant une rigueur autour de massifs de buis taillés. Ce jardin de formes, aux contours minéraux, dessine allées, façades et perspectives. Lorraine et Patrick Frey ont d'évidence la passion des jardins. Celui de la romancière et botaniste anglaise Vita Sackville-West, dans le Kent, en est une constante source d'inspiration par ses jeux de contrastes. Retrouver la sensation d'un labyrinthe végétal sera la première intention de Lorraine Frey. Ses parents, avant elle, en ont tracé les préambules avec l'aide du paysagiste Gérard Truc. À son tour, elle prolonge les mystères de la nature, accompagnant la sobriété des murs du site rural. Les abris de bergers construits à partir de pierres empilées à la manière d'igloos, appelés "bories", sont à l'origine des lieux. Adossée sur deux de ces refuges présents sur le terrain, la maison a évolué au rythme d'extensions et de rénovations successives, pour atteindre enfin l'équilibre recherché. Désormais la transparence des verrières, l'épure des parties contemporaines, jouent de contraste avec les voûtes en pierre. L'architecture vernaculaire a conservé ses marques. Elle se réinvente dans l'extension du séjour, autour du principe des bories. Brut, minimal, l'espace accueille des pièces d'art primitif africain, au même titre que des références provençales. Mélange heureux où les objets s'apprivoisent librement.







































