Une belle luminosité dans la pièce à vivre
Dans la pièce à vivre, un coin lecture, chauffeuse en lin noir, Blanc d'Ivoire ; lampadaire articulé, Anglepoise et guéridons industriels chinés à Bruxelles chez Apostrophe. Crâne sous cloche, Les Mille Feuilles, et nature morte de Michael James O'Brien.
Sous verre
La redistribution de l'espace s'est faite de façon assez naturelle. La création de baies vitrées a permis d'augmenter la luminosité et de redistribuer les lieux de vie sans les cloisonner. Sous l'ancienne verrière, particulièrement difficile à restaurer, la mezzanine existante en bois a été repensée en acier afin de mieux s'accorder à la structure métallique des piliers d'origine. Sa hauteur sous plafond a été étudiée au centimètre près afin d'optimiser l'effet escompté, tandis que sa surface a été agrandie de quelques mètres carrés. Traitée, elle aussi, en blanc, elle se fond dans le décor et surplombe la cuisine et la pièce à vivre. Sur le côté, un escalier en béton, semble prendre son envol, accentuant l'effet suspendu de la mezzanine où se trouvent la bibliothèque et le coin des enfants.
Volume décloisonné
L'architecte s'est attaché à garder l'esprit du lieu tout en recréant des pièces fonctionnelles pour une famille. Sur ce plateau, elles se succèdent et ne se ressemblent pas. Dès l'entrée, le regard se pose sur un meuble dont l'arrière a été masqué par un miroir en bois doré qui donne de la profondeur à l'espace. À côté, un bloc cuisine-salle à manger, vient s'encastrer sous la mezzanine. Coeur de la vie familiale, sa table en Corian, de quatre mètres est ?le? lieu de convergence de tous, pour les repas, les goûters ou les devoirs des enfants... Dans le salon, encadré par deux meurtrières et équipé d'un sol en bois, on se retrouve au coin du feu, installé sur des poufs blancs à déplacer selon l'envie. Le bureau adjacent, est délimité par des espaces en verre afin de fluidifier le regard et d'en agrandir l'espace.
Pour réchauffer les lieux, la mise en teinte a été orchestrée selon les différentes luminosités, avec une gamme de tons allant des plus feutrés aux plus vifs. Le coin parents a été traité en suite parentale. La salle de bains aveugle, habillée de Corian, bénéficie d'une ouverture en verre sablé qui s'opacifie d'un simple clic, selon les besoins. Et partout, peu de meubles, car l'architecte a presque tout intégré au préalable, laissant d'abord place à la fluidité, pour que l'espace comme la vie s'écoule plus librement.