Chez Cécile Figuette, Cofondatrice de Minakani
Elle a étudié les beaux-arts et la photo, lui le textile. Cécile Figuette et Frédéric Bonnin ont grandi en province, puis conquis Paris. Leurs routes se sont croisées dans la mode, au début des années 2000. C'est le déclic. En 2005, ils fondent le studio de dessin Minakani, à Ménilmontant. Leur travail séduit aussi bien Vuitton et Longchamp que H&M et Monoprix. En 2009, ils transforment l'essai avec Minakani Walls et imaginent "des papiers peints que l'on aimerait avoir chez nous", explique Frédéric Bonnin. Ils prennent alors le parti du numérique "pour travailler le panoramique, le paysage façon trompe-l'oeil dans la tradition de la manufacture Zuber", détaille Cécile Figuette. Pari réussi avec "des papiers faciles à poser, résistants aux UV, à l'humidité et simples d'entretien grâce à une finition vernis mat qui permet de les lessiver." Des papiers peints sur mesure, que l'on trouvera en "prêt-à-poser" dès septembre.
Chez vous, le papier peint, c'est plein pot ou par petites touches ? "Plutôt par petites touches. Mais tout est possible. Surtout avec l'effet d'effacement vers le plafond de certains modèles fabriqués à partir de nos dessins."
Êtes-vous plutôt uni, fleuri ou rayures ? "Cela dépend de la pièce, de la lumière, du sol, de l'atmosphère que l'on veut créer. On ne pose pas le même papier si l'on est dans un espace pour dormir, recevoir, travailler... Un papier peint, c'est comme un vêtement, il parle de soi. Il ouvre un dialogue."
Le papier peint, ce n'est que sur les murs ? "Pour moi, oui. Mais Frédéric en met aussi dans ses vitrines."
Poser du papier, est-ce plus écolo que peindre ? "Difficile à dire. En tout cas, Minakani Walls c'est 100 % made in Paris ! Tous les décors muraux sont imprimés dans la capitale, sur un papier intissé de grande qualité. Nous essayons d'avoir l'approche la plus éco-responsable possible."
Petite confidence entre amis : "Cette interview nous a permis de nous apercevoir que lorsque nous étions enfants, nous dessinions tous les deux sur les murs de nos chambres. Moi, je rajoutais des araignées sur les fleurs du papier peint. Frédéric, lui, dessinait sur le papier peint caché derrière sa commode." Minakani walls.