
Connaissez-vous Évian-les-Bains, le joyau de la Belle Époque ?
Le charmant funiculaire permet de découvrir le quartier résidentiel des Mateirons, qui se développe, dès 1911, sur les hauteurs de la ville, accueillant des villas de curistes fortunés. À La Grange au Lac, artistes et public sont en symbiose depuis 1993, dans cet écrin de bois à l'odeur de cèdre, illuminé de lustres en cristal de Murano et de Bohême signés Patrick Bouchain. En fond de scène, une forêt de bouleaux, un clin d'oeil aux origines du génie du violoncelle, Rostropovitch, pour lequel Antoine Riboud, fondateur du groupe Danone, a fait construire cette salle à l'acoustique étonnante. Puis le Royal Évian apparaît, niché à 497 mètres d'altitude, comme une vigie sur le Léman. De la piscine extérieure, des salons prolongés par les terrasses aux suites somptueuses, tout semble en apesanteur sur les eaux immobiles. Le palace prend place dans un parc naturel de 19 hectares avec son refuge LPO qui abrite une cinquantaine d'espèces d'oiseaux. C'est l'architecte François Champsaur qui l'a rénové en 2015 avec des touches contemporaines, tout en conservant l'histoire du lieu, ainsi des fresques fleuries dans le grand salon ou des meubles anciens en bois de citronnier. Côté gastronomie, on découvre la délicate partition étoilée des chefs Patrice Vander et Stéphane Arrête, pour la pâtisserie. "Nous faisons notre piment d'Espelette nous-mêmes et plantons nos fraises", explique le premier. Une cuisine contemporaine de saison, axée sur leur potager en permaculture, tout en bio.
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