
Et si l’on pouvait habiter une clairière, sans renoncer à la ville ? C’est de cette idée qu’est né le projet La Lisière, situé à Barbizon, à moins de 40 minutes de Paris. L’objectif : proposer une alternative aux résidences standardisées, avec un habitat individuel mais en copropriété, écologique mais contemporain, et surtout adapté au mode de vie de chaque habitant. Imaginé par le studio d’architecture Ciguë et développé par MA, ce micro-hameau en lisière directe de la forêt de Fontainebleau réunit sept maisons neuves en bois et une villa des années 1920 prochainement réhabilitée en quatre appartements familiaux. Plus qu’une opération immobilière, c’est un nouveau mode de vie qui s’esquisse : vivre au rythme des saisons, partager une piscine naturelle ou un potager avec ses voisins... tout en restant à proximité de la capitale. Découverte de ce nouveau refuge moderne.

La Lisière Barbizon : une nouvelle façon d’habiter
Avec le projet La Lisière, la volonté de Justine Culioli, fondatrice de MA, est claire : "Proposer un nouveau mode de vie qui permettrait d'allier vie à la campagne et proximité avec Paris". Ni repli rural, ni banlieue pavillonnaire : le projet propose d’emprunter une troisième voie. Ici, chaque maison est autonome mais ancrée dans un environnement géré en copropriété. Nichées dans une clairière plantée d’essences locales, sans haies et sans clôtures, les sept maisons préservent leur intimité grâce à des "filtres forestiers" imaginés par le paysagiste Thierry Laverne.

Pensées selon une logique bioclimatique, les sept maisons mêlent performance écologique et confort d’usage, dans une idée du vivre-ensemble douce et non intrusive, au plus près des arbres, de la lumière et de la nature. Autre atout : grâce à un syndic mutualisé, qui gère les extérieurs, "les contraintes d’une maison de campagne habituelle, où il faut tout faire soi-même", sont réduites, précise Alphonse Sarthout, fondateur de Ciguë.
De la conception à la concrétisation
Le site, classé en Sites Patrimoniaux Remarquables (SPR), imposait une contrainte forte : conserver un maximum d’arbres. Ciguë a su en faire une force, plaçant chaque maison dans des clairières naturelles, entre les troncs. Ce respect du vivant est devenu la signature du projet. Bois massif Douglas non collé, isolation biosourcée (en laine de bois et ouate de cellulose), infiltration des eaux sur place, pas de climatisation : l’écologie structure le projet à chaque étape. "Il a fallu faire prendre conscience aux acheteurs qu'il s'agit d’une grande parcelle qui appartient à la forêt", explique l’architecte.
Le projet s'appuie sur une simplicité volumétrique avec une structure poteau-poutre pour permettre une certaine flexibilité. Deux types de toitures, une à deux pans et une inversée, ont été conçues pour "casser la répétition" sans créer un ensemble disparate. Le confort des futurs habitants a aussi été primordial : ces derniers ont même été invités à personnaliser leur logement : configuration, finitions, ouvertures, possibilité d’ajouter un atelier ou de créer une double hauteur... tout s’adapte à leur manière d’habiter, sans jamais perdre en cohérence. Un luxe rare sur le marché du logement.

Des maisons pas comme les autres
Lors de notre visite, nous avons eu l’occasion de visiter deux maisons, qui nous ont séduits par leur justesse architecturale. Quelques détails ont particulièrement retenu notre attention, comme le toit inversé qui permet la création d'une loggia baignée de soleil, les poutres en finitions qui se mêlent au béton ciré du sol, et les vues qui cadrent sur la forêt environnante.


Les futurs habitants ont également pu faire dessiner leur mobilier sur mesure par l’agence Ciguë pour renforcer encore plus la cohérence des projets : "notre rôle était de faciliter l'acquisition d'une maison d'architecte sans les inconvénients de mener tout cela seul", explique Justine Culioli, développeuse du projet. Les fenêtres, quant-à-elle, s’ouvrent en accordéon ou par coulissement à compression, abolissant les frontières avec le jardin. L’effet est immédiat : dans les maisons, on respire. Et c'est ce que l'on a aimé en visitant La Lisière. L’architecture ne cherche pas à en mettre plein la vue, mais à rendre visible l’essentiel : l’espace, la lumière, la nature.





















