Le salon-séjour tout confort et spacieux
Dans la salle de séjour, l'escalier de frêne grimpe à l'étage.
Une créativité raisonnée : Cette forme inattendue, loin d'être un caprice d'architecte, ne doit rien au hasard : l'ensemble est réfléchi tant sur le plan environnemental que fonctionnel. Solaire passif, géothermie, puits canadien, biobrique, bois... Les choix environnementaux sont cohérents. "C'est un dada de Gilles Poulain, précurseur de l'architecture bio, souligne Philippe. Il a fait ses classes aux États-Unis en construisant une des premières maisons géodésiques, économes en énergie, dans les années 1960. Et nous l'avons suivi d'autant plus volontiers que nous avions le budget, mais pas d'idée arrêtée sur l'aspect final. Quant à nos connaissances techniques en matière d'écologie, elles étaient très limitées.
J'avais seulement un peu peur du bois, car je n'aime pas la couleur grisée qu'il prend en vieillissant. Et je me souvenais que peindre des volets n'est pas une occupation très agréable ; alors, quand il s'agit de toute une maison ! Ce projet mêlant brique et bois m'a finalement rassuré."Dès son arrivée sur le terrain, l'idée d'un bâtiment occupant toute la largeur (32,70 m) s'est imposée à l'architecte, qui n'a eu aucun mal à convaincre les maîtres d'ouvrage. "La rue à l'arrière est très passante et nous voulions nous isoler en créant une véritable barrière entre la zone d'accueil côté animation et l'espace vie privée proche de la nature", précise Philippe. Une nature bien présente puisque le terrain, qui fait 3 000 m2 (la dimension requise localement pour obtenir un droit de construire), est bordé au sud par un petit bois.