Une cuisine au rez-de-chaussée
Du bois, mais à l'intérieurAttachés à ce cube, deux auvents à l'est et au sud abritent l'entrée et les voitures, tandis qu'à l'ouest et au nord viennent se greffer deux loggias, l'une ouvrant au rez-de-jardin sur la vallée, l'autre à l'étage, servant à la fois de balcon et de pare-soleil au-dessus des baies du rez-de-jardin.À l'intérieur, hormis la pierre grise d'Espagne couvrant le sol du bas, les agencements sont en bois d'essences diverses - chêne, bouleau, peuplier - créant une atmosphère à la fois douce et chaleureuse. Pour éviter les ponts thermiques au niveau des planchers d'étage (le gros défaut des constructions en béton), ceux-ci ont été réalisés en bois.
Le rez-de-chaussée regroupe, autour d'un mur de refend central en béton brut (à l'inertie thermique bien utile), un grand séjour, la cuisine et un salon qui peut être facilement rendu indépendant avec salle d'eau attenante. À l'étage, trois chambres sont distribuées de part et d'autre d'un grand palier et d'une mezzanine-bureau.Les menuiseries et les volets coulissants sont en chêne massif de la région. Les persiennes orientées au sud sont motorisées pour réguler les apports solaires. "Le chauffage par le plancher alimenté par une PAC est presque inutile, estime Brigitte, qui ajoute : le solaire passif et le poêle à bois sont capables à eux seuls d'assurer nos besoins."Grâce à ces dispositions constructives, associées à une étanchéité parfaite, une isolation renforcée et une toiture végétalisée, la maison a obtenu haut la main son label BBC avec un prévisionnel de consommation de 32 kW/m2/an, meilleur qu'exigé.Afin de compléter l'aspect écologique du projet, l'ECS (eau chaude sanitaire) est fournie par un chauffe-eau solaire, tandis que les eaux de pluie sont récupérées dans une citerne enterrée.