L'harmonie au salon
Transformer un garage coincé entre deux immeubles d'habitation : le pari peut sembler un peu fou. L'architecte Julien Ollivon a pourtant relevé le défi et a métamorphosé, avec beaucoup d'imagination et d'ingéniosité, le garage de son grand-père. Le plus ardu ? Tirer parti d'un terrain tout en longueur (23 x 4,20 m de large), en pente de surcroît (environ 1 m entre le niveau de la rue et le jardin situé en fond de parcelle), tout en respectant les règles d'urbanisme.
Pour ne pas empiéter sur le jardinet, il a réalisé une extension en lieu et place d'un appendice accolé au garage, et a opté pour une surélévation. "J'avais le droit à 20 m2 de surface habitable en plus et à 5 m2 pour la création d'une cuisine ou d'une salle de bains, explique le jeune homme. Je n'ai pas modifié l'enveloppe du bâtiment pour ne pas compliquer l'obtention du permis de construire." Ainsi, sur la base des 50 m2 du garage, il a conçu une maison de 65 m2. Quoique peu nombreuses, les ouvertures illuminent la maison jusque dans son coeur.
En photo : L'extension, dotée d'une verrière et d'une baie vitrée, a été réalisée à la place des anciennes toilettes extérieures. À l'intérieur, le mur porteur a été supprimé. Placé sous la verrière, le canapé bénéficie d'une lumière généreuse (petit coussin Les Invasions éphémères).
La coupe longitudinale permet d'apprécier les différences de niveaux entre chaque espace, au rez-de-chaussée comme à l'étage. La première verrière éclaire l'avant de l'habitation (de l'entrée jusqu'à la salle à manger), tandis que la seconde est située au-dessus du salon. Associée à la grande baie vitrée, elle apporte également de la lumière au coeur de la maison, qui ne dispose d'aucune ouverture latérale.