Un bassin d'eau claire
L'histoire de cette maison (4/4) : Certaines métamorphoses ont besoin d'un choc pour s'accomplir, une expérience bien rodée lorsque François collaborait aux projets de David Hicks à Londres. Elle s'exprime ici par le lien inattendu des couleurs vives et la présence de l'orange, telle une évocation aux champs d'agrumes cultivés dans la vallée. Cet homme enthousiaste, à la fois "old fashion et avant-garde" comme il se décrit, dépoussière les clichés. Ses choix, ni figés dans le temps ni soumis aux diktats stylistiques, aiment la facture artisanale, les matériaux bruts associés à l'objet précieux, le mobilier vintage et les céramiques de Stephenie Bergman dont l'atelier est installé à l'extérieur des remparts. Son innombrable collection de tapis Beni Ouarain, Azilal, Merzouga, Marmoucha, hommage à la culture berbère, répond à son goût obsessionnel pour les textiles trouvés sur les marchés des villages africains. Quand ses amis ou les amis de ses amis poussent la porte de Sidi Hussein, c'est sa propre signature qu'ils y voient. Lui, songe déjà à s'en séparer. Il aspire à une maison plus intime en pleine nature, ailleurs, mais toujours au Maroc.
Contact du décorateur, www.francoisgilles.co.uk, fg.carpets@gmail.com