
Un appartement à l'esprit haute-couture
Comme le veut l'époque qui multiplie l'art et les manières, faire de l'architecture d'intérieur se conjugue et se cultive de mille façons. Pour Charlotte Biltgen pas d'autre alternative que d'envisager un espace de travail hybride, moteur d'interactions et en écho fidèle à ses valeurs. Ici, le fond et la forme se confondent. S'extraire de l'idée de bureaux confinés et confidentiels. Envisager plutôt un nouveau terrain de jeu dans un appartement installé à l'angle d'un vaste rez-dechaussée, boulevard de Courcelles. Pas d'étages, un accès facilité et de grandes échappées visuelles ouvertes sur le parc Monceau donnent un esprit maison à cet espace de cent vingt mètres carrés rythmé d'immenses fenêtres. Salons privatifs, cuisine, coin repas et bureaux cohabitent désormais dans une lecture entièrement repensée façon appartement privé. Les années soixante-dix avaient revu et corrigé sans nuances les lieux. Des faux plafonds gommaient l'ampleur, la circulation manquait de fluidité et les motifs décoratifs avaient entièrement disparu. Retrouver le récit d'origine s'imposait. Dans une reconstitution scrupuleuse, parquets, moulures, linteaux, hauteur sous plafond, doubles-portes et volumes recomposent l'intégrité de l'espace. Ces grands classiques de l'architecture parisienne du XIXe siècle posent l'élégance en préambule. Un point d'appui récurrent dans l'approche en nuances de Charlotte Biltgen.
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