Minimalisme assumé au salon
Virginal et ouaté. Au milieu de ce petit parc de nature en pente douce, laissé volontairement et poétiquement brut, en friche, ils imaginent donc un bâtiment, selon les mots de leurs clients, "rigoureux, masculin, presque psychorigide !" Une chape minérale et géométrique, sans bois ni couleur aucune, où se conjuguent sols en béton ciré et murs blancs avec des pointes de gris et de beige dans le mobilier, voire une audacieuse oeuvre d'art noir. Dans cet espace virginal et ouaté, reposant à l'oeil et apaisant à vivre, les grandes pièces communes sont ouvertes les unes sur les autres, et jouent le dedans-dehors avec les prairies folles. De grandes baies vitrées, qui savent se cacher dans les murs, font entrer la lumière à flots, comme dans la cuisine d'une blancheur diaphane, qui ouvre sur la grande terrasse. Partout, le paysage somptueux - la belle nature verdoyante du lac Léman -, est cadré comme de multiples tableaux par les ouvertures et l'arche graphique de béton, qui domine la salle à manger d'extérieur, et en fait l'arc de triomphe de la maison. Gris poudré sur gris brut, le bassin de nage suspendu s'y intègre parfaitement. Pour le mobilier, les clients optent pour des pièces maîtresses signées Charles Eames ou Fritz Hansen.
En photo : Dans le salon très ouvert, un canapé B&B Italia, une chaise noire Plywood de Charles Eames éditée par Vitra, des galets Smarin. Au fond, le tableau noir est l'oeuvre d'un artiste d'Évian, Guillaume Stortz, et à droite de la cheminée, une toile de Jean-Pierre Schneider.