Une salle à manger graphique et colorée
À l'époque, ces maisons ouvrières du début du siècle dernier, perchées sur les buttes du vingtième arrondissement optimisaient la fonction. Très cloisonnées, on y multipliait les pièces pour accueillir des familles nombreuses. Étroites, conçues en hauteur, elles empilent les étages autour d'un escalier à pente raide. Ici, les matériaux ont été préservés, aucune rénovation antérieure n'a modifié l'intégrité des lieux. Retrouver du volume passe par la disparition des murs inutiles. Les pièces à vivre, le séjour, la cuisine et le coin repas font table rase et fusionnent. Abattre les murs dévoilera forcément des sols dissemblables et multiples. Mais pour les nouveaux propriétaires l'objectif est de garder ces variétés de revêtements. Résultat, les différentes poses et les motifs des carreaux ciment, les planchers recréaient un calepinage graphique et inattendu, relayé par des murs de couleurs peints par séquence de panneaux. Un principe poursuivi par l'implantation des fenêtres. Laissées à leur place en dépit du décloisonnement, elles apportent de la lumière et un supplément d'âme, avec cet accident visuel qui augmente le charme du lieu.
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>> En photo : une fois ouverts, le coin repas et la cuisine ont été réunis, et partagent le même espace, côté jardin. On a gardé les carreaux ciment existants marqués par le plan d'origine, pour obtenir ce calepinage étonnant. Table "Tulipe" d'Eero Saarinen, Knoll, chaises "Panton", chinées.
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