Bezau est habité toute l'année. Devant les fermes, s'alignent les bidons retournés et, en se promenant, on entend mugir les vaches dans les étables. Ici, on est paysan avant d'être guide de montagne.
Le " Post Hotel ", contemporain de cette photo de famille se présente comme une de ces anciennes maisons avant que l'on découvre l'aile contemporaine et la terrasse du spa, pages précédentes.
Créé par Susanne Kaufmann, le spa fait écho à la sérénité de la vallée. Tout y est harmonie : les soins que l'on y pratique comme les tisanes que l'on y sert et comme le silence et la blancheur scrupuleuse qui y règnent.
Il est conçu en rotonde avec, en son coeur, un espace de repos largement ouvert sur un jardin contemplatif - en hiver, un arbre dénudé poudré de neige sur un tapis de galets de torrent - et ses cabines de soins disposées comme des pétales.
Dans le spa, les lignes épurées du mobilier font ressortir la beauté des matériaux : le pin clair massif, la pierre lisse, les volets ajourés pour jouer avec la lumière du jour comme dans cette pièce de repos, à température extérieure, où l'on se rafraîchit en sortant du sauna, tout en respirant des effluves balsamiques.
Chacun peut organiser sa séquence de bien-être dans une bulle de silence où l'esprit se nourrit de beauté : le rameau de baies rouges qui s'élance de la tablette...
L'aile contemporaine abrite des chambres qui semblent suspendues en apesanteur sur la vallée. Le contraste est reposant entre cette modernité et le paysage de neige " à l'ancienne ". L'aménagement est réduit à l'essentiel.