Le grand nettoyage avant l'ouverture du stade à Roland-Garros
En coulisse, les peintres achèvent de rafraîchir le vert mentholé des poteaux des filets en écoutant les scores. Les murs de l'atelier se souviennent des anciens dieux du stade entre posters signés de Björn Borg, Yannick Noah, Steffi Graf et photos dédicacées de Rafael Nadal et Amélie Mauresmo. Dehors, tenue ajustée, les ramasseurs de balles, soit deux cents adolescents âgés de 12 à 16 ans, rigoureusement sélectionnés, s'échauffent au pas de course dans les allées. Dans les gradins, les hôtesses, vêtues d'un uniforme inspiré du chic de Suzanne Lenglen dans les années trente, prennent la pose pendant que les strapontins accompagnés de leur programme du jour attendent la ruée des visiteurs. Les drapeaux des premiers supporters font de la résistance au vent. Les hommes coiffés de panamas entrent dans la tribune officielle, l'arbitre principal s'installe sur sa chaise surélevée, l'effervescence gagne les gradins, les regards sont rivés sur le terrain. Le silence règne sur le central, le match peut commencer... Jeu, set et match !