Né à Bordeaux, Samuel Accoceberry vit et travaille entre Paris et le Pays basque. A créé son bureau de design en 2008. Assure, avec Jean-Louis Iratzoki, la direction artistique de Pyrenea.
Formation : Ecole supérieure d'art de Nancy. Puis chez Antonio Citterio et Rodolfo Dordoni.
Clients : Aéroport de Paris, Alki, Pyrenea, Chevalier Edition, Staub.

Votre moteur ?

Samuel Accoceberry : Le lien avec la personne ! J'ai des propositions de collaborations qui n'aboutissent pas forcément car le lien n'est pas assez fort. Et aussi la diversité des projets, travailler un jour sur du mobilier, le lendemain sur un dépose bagage automatique ! (NDLR : projet coréalisé avec Olivier Beune et Filipe da Costa).

Votre dernier objet ?

Samuel Accoceberry : Le tapis "Tresse" chez Chevalier Edition. Je suis parti du signe de la croix basque, le "Lauburu", pour le dessiner. Le motif est utilisé comme un module avec un jeu d'entrelacs. C'est le traitement graphique qui fait la forme du tapis.

Vos influences ?

Samuel Accoceberry : Le caractère rustique de la culture basque. Tout est assez fort, il y a de la matière, c'est ce que je trouve intéressant. J'essaie de garder ces caractéristiques dans le mobilier en mettant en avant un savoir-faire, un caractère, des matériaux bruts. C'est pour ça que j'aime travailler avec des entreprises locales comme Alki, Pyrenea, Xistera...

Votre signature ?

Samuel Accoceberry :Des choses assez simples, mais pas trop quand même ! Je cherche toujours le détail qui va donner la personnalité. Que l'objet ne rentre pas dans une dimension intellectuelle, qu'il ne soit pas ostentatoire.

L'endroit qui vous ressemble ?

Samuel Accoceberry :Ainhoa au Pays basque, pas loin d'Espelette, un petit village dans les terres. C'est une caricature avec son fronton, son église, une rue bordée de maisons blanches qui traverse le village. C'est là que j'ai passé une partie de mon enfance.

Votre "madeleine de Proust" ?

Samuel Accoceberry : Je fais du surf, pour moi la mer c'est très important. J'ai la chance d'avoir un appartement à Biarritz. Quand je voyage, c'est la mer qui me sert de repère. Je peux passer des heures à l'observer et, si je n'ai pas de planche, à m'imaginer dedans !

Vos projets ?

Samuel Accoceberry : En janvier 2013, avec Jean-Louis Iratzoki, on lance une nouvelle marque : Bosc, bois en gascon. Les matières premières sont locales : chêne, laine, plume d'oie... On veut proposer un style de vie autour de ces matières en créant des meubles bas comme des sofas, des tapis, en faisant du matelassé... Je travaille également avec Staub sur des ustensiles pour cuisiner qui devraient sortir l'année prochaine. La difficulté est de préserver le côté patrimonial tout en insufflant un peu de design et de notion d'innovation.

Votre actu ?

Samuel Accoceberry : Une collection pour l'extérieur devrait voir le jour courant juin chez Algon, ils sont installés à Irun à la frontière espagnole. Une exposition au musée des Beaux-Arts d'Agen à partir du 30 juin.