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Dans nos intérieurs contemporains, l’envie de décloisonner se heurte souvent au besoin d’organiser l’espace. Entre cuisine et salon, coin bureau et pièce de vie ou chambre et salle de bains, la séparation ajourée s’impose comme une solution aussi esthétique que fonctionnelle. Elle permet de créer des zones distinctes tout en conservant une sensation d’ouverture et de fluidité. Verrière graphique, claustra en terre cuite, bibliothèque ajourée, panneaux en polycarbonate ou encore structures apparentes façon colombages en poutres : chaque option répond à des usages, des styles et des contraintes spécifiques. Encore faut-il savoir quand y recourir et comment bien la choisir. Lumière, intimité, circulation, proportions… Tour d’horizon des options disponibles pour adopter la séparation ajourée la plus juste.
Pour définir les espaces, on opte pour la bibliothèque ajourée
La bibliothèque ajourée est l’une des séparations les plus polyvalentes. À mi-chemin entre cloison et meuble, elle structure l’espace sans jamais rompre les perspectives. Dans cette configuration suspendue, elle sépare un salon en hauteur d’un salon creusé façon conversation pit, tout en faisant office de garde-corps. La lumière circule librement, tandis que livres et plantes trouvent naturellement leur place. Intégrant un bureau, la bibliothèque optimise les mètres carrés et permet un usage hybride.

La verrière, l'alternative classique mais efficace
La verrière avec menuiseries est devenue un classique de la séparation ajourée. Présente dans de nombreux projets d’architecture d’intérieur, elle permet de cloisonner sans assombrir, tout en structurant clairement les espaces. Associée à des menuiseries blanches sur mesure, elle apporte clarté, rondeur et légèreté à l’ensemble. Ici, elle sépare la salle à manger et la cuisine du salon, tout en accueillant des usages de part et d’autre. Côté repas, une banquette s’adosse à la structure ; côté salon, un meuble TV trouve naturellement sa place.

Le colombage, une séparation de caractère
La séparation ajourée en colombages s’impose naturellement dans les bâtiments anciens, dont elle révèle l’âme et la structure. Obtenue en mettant à nu les poutres après dépose partielle d’un mur, elle permet de décloisonner sans effacer l’histoire du lieu. Entre la cuisine et le salon, le colombage crée ici une frontière légère, laissant circuler la lumière et les regards. Les vides rythment l’espace, tandis que le bois apporte chaleur et authenticité. Une solution de caractère, idéale pour ouvrir les volumes tout en préservant le charme de l’ancien.

Le claustra, une séparation qui se décline à l’infini
Le claustra est la séparation ajourée par excellence. Avec ses multiples usages, il est capable de structurer l’espace tout en jouant avec la lumière. Décliné en bois, métal ou terre cuite, il s’adapte à de nombreux styles, des plus contemporains aux plus chaleureux. Les modèles en terre cuite, particulièrement actuels, séduisent par leur texture et leur côté graphique. Placé entre un coin nuit et une salle de bains aveugle, comme dans ce projet, où le claustra préserve l’intimité et insuffle à cette suite parentale parisienne un esprit résolument méditerranéen.

La séparation en polycarbonate, un parti pris moderne
Le polycarbonate s’impose de plus en plus dans nos intérieurs contemporains, comme une alternative plus moderne à la verrière classique. S’il est autant apprécié, c’est qu’il permet de créer des séparations ajourées lumineuses tout en offrant plus d’intimité. Associé à des menuiseries, comme ici, il reprend les codes de la verrière tout en diffusant une lumière douce et floutée. Idéal pour isoler un escalier sans l’assombrir ou bien faire entrer la lumière dans une salle de bains aveugle, tout en atténuant les vues.




















