Dans cet appartement des Hauts-de-Seine, la cloison n’est pas qu'un simple séparateur de pièces : elle est la clé de voûte du projet. Pensé pour la revente, ce T3 vieillissant a été transformé en un deux-pièces contemporain et optimisé par l’architecte d’intérieur Vlada Stoianov. Après avoir abattu les cloisons existantes pour créer une grande pièce à vivre de 22 m2, l’enjeu était clair : structurer l’espace sans sacrifier ni la lumière ni la sensation de volume. L’architecte imagine alors une cloison à mi-hauteur surmontée d’un claustra blanc à la fois fonctionnel et graphique. Cette séparation délimite subtilement le salon de la cuisine et de l’espace repas, tout en permettant une double circulation fluide. Quand l’on découvre les photos de l’appartement avant travaux, on comprend à quel point ce nouvel élément change radicalement la perception de l’espace : plus ouvert, plus lumineux, mais aussi plus lisible. Une solution maligne, parfaitement adaptée aux contraintes d’un petit espace.

La cloison séparant une chambre et le salon a été abattue, afin de pouvoir créer une cuisine ouverte sur le salon.
La cloison séparant une chambre et le salon a été abattue, afin de pouvoir créer une cuisine ouverte sur le salon. © Vlada Stoianov
Pendant les travaux, la cloison ajourée a pris forme petit à petit.
Pendant les travaux, la cloison ajourée a pris forme petit à petit. © Vlada Stoianov
Toute blanche, la cloison ajourée illumine la pièce.
Toute blanche, la cloison ajourée illumine la pièce. © Olivier Hallot

Une cloison ajourée tout en douceur

Ici, la séparation joue sur deux utilités complémentaires : délimiter sans enfermer. Sa base pleine à mi-hauteur structure visuellement le salon, tandis que le claustra ajouré laisse circuler la lumière naturelle d’un bout à l’autre de la pièce. Les lignes arrondies adoucissent l’ensemble et cassent la rigueur souvent associée aux séparations plus classiques. Un choix particulièrement pertinent dans un petit espace où chaque détail compte. De part et d’autre de la cloison, une double circulation de 1,20 m a été pensée pour fluidifier les déplacements et éviter l’effet “couloir”. Depuis le canapé, la cuisine s’efface subtilement, et depuis la salle à manger, le salon se devine sans s’imposer.

Depuis le canapé, la cloison évite que l'on ai l'impression d'être dans une cuisine.
Depuis le canapé, la cloison évite que l'on ai l'impression d'être dans une cuisine. © Olivier Hallot

Le bleu canard comme fil conducteur entre cuisine et salon

Pour renforcer l’unité de la pièce malgré la séparation, l’architecte a misé sur un bleu canard profond, appliqué en toile de fond de part et d’autre de la cloison. Cette teinte enveloppante crée un lien visuel entre la cuisine et le salon, tout en mettant en valeur le claustra blanc qui détonne avec élégance. Le contraste accentue la profondeur de champ, donnant l’illusion d’une pièce plus grande. Associé au bois et aux assises claires, ce bleu structure sans alourdir.

Ses détails arrondis ajoute de la douceur à l'espace.
Ses détails arrondis ajoute de la douceur à l'espace. © Olivier Hallot
Le claustra blanc dialogue avec le mur bleu canard en fond.
Le claustra blanc dialogue avec le mur bleu canard en fond. © Olivier Hallot