
L'Étang de Launay : le merveilleux jardin d'un antiquaire passionné
Hortensias, cornouillers, graminées, érables, rhododendrons, hamamélis, magnolias... vinrent peu à peu habiller L'Étang de Launay. "Je ne voulais tomber ni dans le collectionnisme ni dans le paysagisme, trouver un équilibre entre les deux, garder du vide", confie celui qui, assurant à lui seul le travail de plusieurs pros du jardin, ponctua l'espace d'étangs et de pelouses - ah, les pelouses, elles le rendent hystérique ! - afin de reposer l'oeil, imagina des contrastes, comme entre la souplesse d'un miscanthus et la rigidité d'un if. "Un jardin ne cesse jamais de se transformer, sinon il recule. La sécheresse nous oblige à adapter les choix de plantes. Nous échangeons beaucoup à Varengeville et avec les pépiniéristes du monde entier." Si L'Étang de Launay a l'énorme avantage de bénéficier du soleil du sud, il doit faire face comme les autres à certaines difficultés récurrentes : l'armillaire, ce champignon redoutable qui s'attaque aux racines des arbres et des arbustes, ou encore les chevreuils et sangliers qui saccagent tout et obligent à louer les bois aux chasseurs. La récompense quotidienne vient des couchers de soleil sublimant les milliers de variétés, du parfum des centaines de plantes odorantes, des floraisons splendides qui se succèdent tout au long de l'année et des rencontres entre passionnés (le jardin est ouvert, sur rendez-vous, aux groupes d'au moins quinze personnes). "Je ne veux surtout pas que l'on s'ennuie dans mon jardin", ajoute Jean-Louis Dantec, qui peut se rassurer. On y plonge, on s'y perd, on se surprend à s'y perdre à nouveau. Le bonheur y est sans fin.
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