
Dans l'appartement trompe-l'oeil d'un artiste facétieux
Tout fusionne, s'hybride dans ce monde d'utopies souvent qualifié d'hyperréaliste. À tort, selon Ignasi Monreal, qui préfère parler de "Monrealism", une invention d'une de ses amies inspirée par le nom de famille du créateur. Dès l'âge de deux ans, "Cobi", la mascotte des Jeux olympiques de Barcelone en 1992 créée par le designer Javier Mariscal, inspirera ses premiers dessins. Les bandes dessinées, l'illustration, les films d'animation façonnent l'aventure créative. Un instinct qu'il cultive par la rigueur du travail, sans formation. Dessiner, laisser venir l'envie, croiser les références classiques de l'histoire de l'art et celles du surréalisme ou de la pop culture, rassembler ce que son oeil imprime et le restituer en un trait. Tout est bon pour projeter l'illusion sur la toile ou sur l'écran. Du pinceau aux outils numériques, des pigments au digital, Ignasi Monreal navigue d'un support à l'autre. Ce champ créatif à 360 degrés, capable de conjuguer techniques et styles, imposera le sien auprès de l'industrie de la mode, celui de la musique et de l'univers du luxe. Sa rencontre avec Alessandro Michele, directeur de la création de Gucci depuis 2015, a mis en lumière son goût pour les promenades visuelles au kitch poétique. Du vêtement aux campagnes publicitaires, des vidéos à la création de fresques murales dans le musée de l'enseigne, à Florence, ou encore dans les boutiques de New York, Milan et récemment à Las Vegas... ses collaborations infusent l'ADN onirique de la maison de couture. "La crise sanitaire a impacté les campagnes des marques, sans production photographique celles-ci ont eu recours au dessin pour communiquer autrement", souligne l'artiste que la période a mis sur le devant de la scène.
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