Les mots de Gilles Perez De La Vega
Véhicule : vintageIl collectionne tout ce qui a deux, trois ou quatre roues. Moto, tricycle, automobile, caravane... sont chinés, restaurés, remis en état, customisés et fonctionnent au quotidien. Incollable sur le sujet !
Amour : moteurEncore de la mécanique ? Oui, mais pas seulement... C'est effectivement (affectivement ?) ce qui le meut, le bouge, l'inspire, son déclencheur à toute création !
Rouge : amourLe fil conducteur de son univers ! C'est le rouge incendiaire qui le gouverne et habite sa tanière : laque rouge de Chine, velours rouge théâtre, satin rouge corallin, carrelage rouge Picassiette, damas rouge amarante...
Noir : mort (ou humour...)Le fil conducteur (bis) de son univers, l'incontournable contrepoint du rouge.
Érotisme : moteurEncore ! Il préside à tous ses concepts... Et rôde dans sa maison : pin-up stickées sur le fridge, naïades en tenues légères dans la salle de bains, ouvrages aux titres suggestifs dans la chambre, jusqu'au klaxon de sa petite automobile qui émet un sifflement admiratif à l'adresse de la gent féminine !
Liberté : essentielleCe qui lui importe avant tout, c'est de faire, de faire "en marge"... Et les nouvelles technologies, les matériaux de synthèse lui ouvrent à l'infini le champ des possibles !
Humour : toujoursMontées en cimaise sur ses murs comme des trophées de chasse, les têtes en plâtre des sept femmes de Barbe-Bleue ? Une illustration caustique du conte de Perrault...
Chine : charmeEn référence à la presse du même nom ? Ou à sa chambre 100 % chinoisante, entièrement conçue de sa patte, évocation de "Nuits de Chine, nuits câlines...".
Vintage : chine. Chez lui, pas un meuble ou un objet qui n'ait été débusqué, récupéré, transformé...
Mort : vivace. Une façon de la défier en la traitant par l'humour : pour preuve ses corbillards aménagés en lits nuptiaux capitonnés de velours pulpeux et de satin blanc...
Fantaisie : art de vivre. Outre dans son travail d'artiste-artisan, c'est bien dans cette maison-atelier-garage-bureau, où il vit avec son fils et sa dulcinée, qu'il illustre son versant "génial touche-à-tout" dans un florilège de références aussi hétéroclites que savantes ! La vraie fantasy comme la désignent si justement nos voisins de la Blanche Albion.
Animaux : taxidermie. Volatiles ou insectes - naturalisés - ils peuplent sa maison. En sculptures surdimensionnées (ou miniaturisées) ils habitent ses films, clips et installations...
Architecture : futuristeIl se rêve dans une maison onirique avec des ailes, style maison hélicoptère comme celle imaginée par l'architecte Guy Rottier... Son havre actuel enfoui sous la végétation au fond d'une cour - une ancienne imprimerie - totalement "revisité" par ses soins, lui semble vraiment trop "normal".
Mode : costume. Chez lui le costume fait sens. Habillé pour lui ou déshabillée pour elle. Vêtement professionnel de charpentier germanique pour lui ou corsetée dans une guêpière en dentelle pour elle, tout est matière à langage, à mise en scène.
Décoration : décalée. Ce n'est pas l'homme des conventions : il les transgresse. Sa passion ? Le mobilier des maisons closes du siècle dernier, et en particulier celui - d'excellente facture - de l'ébéniste Viardot, dont certaines pièces sont au musée des Arts décoratifs et d'autres en sa possession...