L'art de tout cacher
Deux mois et demi de travaux ont été nécessaires pour transformer en nid douillet ce petit deux pièces situé au dernier étage d'un immeuble cossu, dans un quartier animé de l'Est parisien. L'ancienne propriétaire s'en servait comme d'une annexe : il n'y avait ni chauffage, ni double vitrage, ni cuisine, et tout était vieillot. On a retiré papier peint, peinture et faïence des murs, enlevé le sisal et le carrelage qui recouvraient le sol, refait à neuf la plomberie et l'électricité, changé les fenêtres, installé des radiateurs, rénové la salle de bains et créé une cuisine. Moderniser, d'accord, mais en conservant le cachet ancien de l'appartement : parquet d'origine (qui a tout de même été poncé et vitrifié), fenêtres et plinthes moulurées, radiateurs et faïence murale d'allure rétro. La place étant comptée, Ève-Marie, la nouvelle occupante, a souhaité créer un maximum de rangements. Elle a fait mettre des portes devant chaque renfoncement pour en faire des placards ; dans sa chambre, pourtant exiguë, elle a aménagé un dressing. "J'applique ainsi un vieux principe japonais : dissimuler tout ce qui n'est pas esthétique", explique-t-elle.