Un fauteuil de Lord
À côté d'une table années 1940, galerie Philippe Sinceux et d'un lampadaire chiné aux Puces, un tableau d'Eduardo Arroyo.
L'histoire de cette maison de campagne (2/4) : Une petite heure de Paris suffit à gagner la douceur de ce refuge. Passée la grille du parc, le dépaysement est immédiat. De toute son élégance, la façade émerge sur l'herbe rase. Bienvenue à l'intérieur... L'approche lumineuse insufflée par les architectes d'intérieur Brenda Altmayer et Sabine Van Vlaenderen y est pour beaucoup. Leur mission a été de faire vivre la luminosité naturelle, d'accorder rigueur et convivialité, sans inviter trop l'esprit champêtre dans le décor, sans basculer non plus dans un confort ostentatoire auquel cèdent parfois les maisons de campagne. Bel équilibre à respecter pour cette métamorphose. Le lieu avait des qualités indéniables : les volumes, les ouvertures multiples, les jeux de transparence... Mais les années avaient brouillé la lecture des espaces. De la moquette obsolète, des papiers peints envahissants, ces vestiges d'une autre époque ne sonnent plus justes. Il faut retrouver la fluidité et inscrire un fil conducteur pour ranimer la personnalité des lieux. L'agence ID 55 s'engage dans un travail d'épure contrôlé, découvre les sols en carreaux ciment au graphisme appuyé, met à nu les planchers, lisse les volumes, souligne la transparence de portes-fenêtres en enfilade, flatte les perspectives, opte pour un blanc crémeux pour les murs.