C'est l'histoire d'une résurrection. D'un chai rétais qui retrouve sa superbe et aussi une âme unique, singulière. Il y a cinq ans, Philippe Thelin et Thierry Gonzal ont un coup de coeur pour cette bâtisse à l'abandon, dans un des premiers villages de l'île, après le pont. "Le sol était en terre battue, les pavillons quasiment en ruine, mais on a été subjugués par la charpente cathédrale tout en bois, de six mètres de haut, soutenue par trois immenses poutres traversantes en mâts de bateaux. Certainement issues d'un naufrage au XIXe siècle sur l'île, ce qu'on appelle joliment une fortune de mer", explique l'architecte d'intérieur Philippe Thelin. L'île de Ré est sa madeleine de Proust, qu'il a fréquentée enfant, en vacances, avec ses cinq frères et soeurs ! "Au départ, nous avions une grande tente où l'eau rentrait lorsqu'il pleuvait", se souvient-il en souriant. Ici, il aime tout, photographier le ciel tourmenté comme la lumière sur la mer argentée, l'architecture des villages blancs, la vie dans les petits ports de Saint-Martin et d'Ars, le joli marché médiéval de La Flotte. "Lorsque l'on franchit le pont, on entre dans une bulle de sérénité, de zénitude."
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