Bateau à voiles
Envoûtante et paradoxale cité corsaire ! Formidablement riche d'un passé d'explorateurs, de navigateurs et de marchands d'épices, qui ressurgit à chaque coin de rue, la cité file, plus ou moins bien, la métaphore corsaire dans la moindre boutique de souvenirs, sans parler des animations de rues, mimes grimés et autres statues vivantes, qui fleurissent sur les vieux pavés et font la joie des touristes. Bondée l'été, saturée de marchands du temple, enivrée d'effluves sucrées-salées, la station balnéaire retrouve peu à peu son âme hors saison. Et c'est l'hiver que Saint-Malo redevient Saint-Malo. La lumière froide révèle la beauté de sa pierre polie par les embruns. Les belles architectures balnéaires, majestueuses comme le bâtiment des Thermes construit en 1881 ou familiales comme les villas Belle Époque qui bordent le Sillon, défient le temps et la mer. On vient ici l'hiver l'écouter, déchaînée, se briser contre la forêt de brise-lames, prendre un bol d'air vivifiant et iodé, un grand coup de vent en haut des remparts avant de trouver refuge devant une crêpe que l'on savoure, encore brûlante. Depuis la plage de Rochebonne jusqu'au Fort National, le Sillon offre, à marée basse, une immensité de sable, terrain de jeux de promeneurs en bottes et cirés, de poussettes, ballons ballotés par le vent, joggeurs, chiens enivrés de l'air marin, cerfs-volants... La population qui évolue ici a en commun l'amour des grands espaces et de la Bretagne. Ce Saint-Malo-là, puissant et poétique, captivant et attachant, c'est celui de ses habitants. Qu'ils soient architectes, artistes, cuisiniers, créateurs de saveurs ou de senteurs, ce sont eux les explorateurs du XXIe siècle.
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Dans les voiles d'Olivier Roellinger, le parfum Épice Marine célèbre sa rencontre avec le " nez " d'Hermès, Jean-Claude Ellena.