Les courts circuits de la designer
Dix ans que Margaux Keller est revenue à Marseille où elle a installé son studio. Dix ans à dessiner, pour des marques très différentes, qui faisaient fabriquer toujours plus, plus vite, plus loin. "À un moment, je n'avais pas signé de contrat que les objets étaient déjà en magasin. J'ai eu besoin de plus de sens, de réflexion, de responsabilité." De retrouver aussi la main et les savoir-faire, qui étaient déjà au coeur de son projet d'études à l'École Boulle. Militante des circuits courts et du made in France, Margaux Keller cite souvent Nicolas, de la fonderie de Roquevaire, qui réalise près d'Aubagne les patères en bronze "Cicala" et "Mousco", Quentin et Benjamin, ses miroitiers marseillais, Pierre et Mathieu, qui fabriquent, à Nantes, les pièces en bois "Fani", "Pinède" et "Pomègues".
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En photo : C'est en Vénétie, il y a plus de dix ans, que Margaux Keller a rencontré Massimo, souffleur de verre de génie qui a donné vie à sa carafe "Pia". Avec des airs de pichet traditionnel que vient chahuter un anneau surdimensionné, elle pose parmi les verres "Parasol".
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Margaux Keller : Elle a posé les couleurs du Sud sur une soixantaine de références mode, déco et papeterie en collaboration avec Monoprix.