Starck secoue les Puces de Saint-Ouen (suite)
Plaque tournante de l'éclectismeQue l'on soit féru de mobilier Napoléon III ou Louis XVI, de design du XXe siècle, dénicheur de céramiques 1950, de porcelaine Louis-Philippe ou de barbotines, toqué de bijoux hollywoodiens, collectionneur de tableaux, amateur de curiosités inclassables, de pièces monumentales ou de dés à coudre, les Puces rassemblent toutes les passions. Ce lieu de mémoire est aussi précurseur de tendances. C'est ici, aux frontières de Paris, que les vagues "vintage", "scandinave" ou "industriel" sont nées, avant de déferler dans les galeries intramuros. Des courants mis en marche par les marchands, véritables capteurs d'ondes de goût, dont les ambassadeurs se nomment Christian Sapet, Albert Rodriguez...
Experts et courants d'artCar ici sont regroupés tous les grands spécialistes. Haute époque, design de l'entre-deux-guerres, art primitif, les antiquaires spécialisés ou les marchands généralistes savent renouveler notre culture par la leur. Origines, authentification, histoires cachées, c'est encore ici, et pas sur Internet, que les objets se livrent. Quel autre endroit au monde autorise, encourage même, le contact avec des pièces incroyables ? Des pièces majeures, acoquinées avec une charmante broutille, que l'on peut toucher, à l'inverse d'un musée...
En photo : En haut, le jardin éphémère. En bas, chez Michel Perraches et Éric Miele, marché Paul Bert, allée 1, stand 24.