La sérénité intérieure contraste avec l'étourdissante effervescence de la médina. Hasard, coïncidence, différents chemins de vie mènent ici, en plein coeur de Marrakech. C'est un ami de Caroline Clavier qui l'a mise en relation avec l'endroit, sensible à l'élégance d'un plan qui se perpétue sans se répliquer. D'ailleurs, comment définir un riad ? Selon les mots de Quentin Wilbaux, dans son livre Marrakech, le secret des maisons-jardins (ACR éditions, 1999) : "Un riad est à l'origine un jardin entouré de murs. Sa structure géométrique est basée sur une division en quatre parties symétriques. L'eau y tient le rôle symbolique, mais essentiel, au centre de la composition sous forme de bassin ou de fontaine. Cette eau est ensuite distribuée par canaux apparents, ou souterrains, vers les parterres. La plupart des maisons traditionnelles de la médina de Marrakech étaient construites autour d'un jardin planté d'orangers. Les pièces, souvent sur un seul niveau, entouraient ce jardin", souligne l'architecte belge, qui vit depuis plus de trente ans dans la médina. Spécialiste de l'architecture marocaine, et en particulier des riads, ses rénovations sont réalisées dans le respect de la tradition en y insufflant une dose de modernité, et font appel à des artisans utilisant les méthodes ancestrales. Alors que la médina bruisse de toute sa densité humaine, le riad Zina reste une enclave protégée.
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