
Séduits par les volumes et les éléments d’époque de cette maison de ville, les propriétaires ont entrepris une rénovation complète pour l’adapter à leur vie de famille. Avec l’aide de Brice Bourdon et Valérie Laporte Volatier, de l’agence Les Murs Ont Des Oreilles, ils ont décloisonné, fluidifié les circulations et modernisé l’ensemble, tout en sublimant l’architecture d’origine. Au cœur de ce nouveau plan, la cuisine semi-ouverte sur la salle à manger joue un rôle stratégique. Totalement repensée et déplacée dans l’ancien salon, elle structure désormais le rez-de-chaussée. Grâce à une double circulation, la cuisine conjugue convivialité et discrétion, traduisant parfaitement l’équilibre recherché dans tout le projet : ouvrir les volumes sans jamais les dénaturer.

Une double circulation qui met l’accent sur la salle à manger
Figée dans les années 30, l’ancienne cuisine ne correspondait plus aux usages du couple et de ses deux enfants. Les architectes d’intérieur en charge de la rénovation ont alors choisi d’installer la cuisine dans l’ancien salon pour créer un vaste ensemble cuisine / salle à manger. Pensée en semi-ouverture, accessible de part et d’autre d’une cloison partielle, la cuisine communique avec la pièce de vie tout en se faisant discrète depuis le salon. Ainsi, les linéaires de rangements et le plan de travail sont dissimulés : même si la cuisine est en bazar, on ne le remarque pas depuis le reste de la maison.


Côté salle à manger, l’atmosphère a radicalement changé. Exit la pièce sombre d’antan : place à un espace lumineux, rythmé par un soubassement en boiseries gris clair et un papier peint panoramique Isidore Leroy. Évoquant un paysage de campagne, il fait écho à la maison de vacances des propriétaires et donne de la profondeur à la pièce.

Derrière la cloison partielle, une cuisine IKEA sublimée par des façades en chêne Bocklip
Totalement déplacée dans l’ancien salon, la cuisine s’organise aujourd’hui autour de caissons IKEA habillés de façades Bocklip en finition Arabica. Le plan de travail en quartz dialogue avec une crédence graphique qui apporte du relief, tandis que des tablettes en chêne massif teinté allègent la composition. Pour éviter l’effet bloc des meubles hauts, des étagères ouvertes ont été intégrées et les angles des éléments ont été arrondis, adoucissant la circulation.

Quelques précieux mètres carrés ont même été gagnés grâce à l’ancien cagibi, dont la fenêtre profite désormais à la cuisine et dont le renfoncement accueille aujourd’hui une partie du plan de travail. En parallèle, un faux plafond a été créé pour intégrer des spots encastrés et dissimuler les éléments techniques. Une rénovation maligne qui ne manque pas de bonnes idées à réutiliser.





















