La cuisine, centre névralgique de la maison
Plain-pied et ouverture sur l'extérieur étaient pour l'agenceur deux atouts à exploiter afin de renforcer le rôle primordial de la cuisine, "véritable centre névralgique de la maison".
C'est dans l'écurie et la grange d'une ancienne ferme, à l'orée de Genève, qu'un couple et ses deux enfants ont déposé leurs bagages. La vague de rénovations nécessaires avant de pouvoir investir et habiter les lieux a entraîné une refonte totale de la cuisine. Le choix a été fait d'un agencement de plain-pied avec espace salle à manger, le tout d'une superficie d'environ 45 m2. Un beau volume dans lequel Grégoire Villard, à la tête de la société suisse ANC, a imaginé une cuisine "qui a su à la fois conserver le caractère et l'authenticité de la ferme d'origine et lui associer des lignes épurées ainsi qu'une grande facilité d'usage",explique-t-il. Dans son ouverture sur l'extérieur, il a décelé "un atout". Et pour cause : "On peut accéder directement à la cuisine avec ses courses et le fait de s'en servir comme d'une autre porte d'entrée ne fait que renforcer le rôle primordial de cette pièce, véritable centre névralgique de la maison."Comme une évidenceLa présence d'un îlot au coeur de la cuisine était un souhait des propriétaires. "Nous disposions en outre d'un tel espace, surtout avec les portes vitrées donnant sur la cour intérieure, que créer un îlot devenait une évidence", précise l'agenceur. Il fait donc office de séparation entre la zone de préparation des repas et la salle à manger, où la famille se retrouve dès le petit déjeuner. Le charme de cette cuisine sur cour réside dans la grande sobriété de son agencement et de ses matériaux. Un parti pris voulu par Grégoire Villard pour "rester en adéquation avec l'esprit de la rénovation de cette maison ancienne", sans compliquer la fonction travail de la cuisine. Par exemple, le réfrigérateur (en Inox, Miele) "qu'une famille ouvre une cinquantaine de fois par jour" est resté facile d'accès pour tous.
Noblesse des matériaux et modernitéD'emblée, le pratique a pris le pas sur l'esthétique. "Puis, pour que les deux aspects se rejoignent, nous avons choisi des matériaux anciens et nobles, mais appréhendés avec modernité", souligne Grégoire Villard. Comme le chêne massif, traité avec du vernis incolore pour l'ensemble du mobilier de la cuisine. Quant aux plans de travail - sur l'îlot et autour de l'évier -, ils sont en pierre bleue de Belgique. Au sol, l'agenceur a misé sur le raffinement des tommettes en pierre de Bourgogne et sur leur résistance au temps. Ce qui rend cette pièce à la fois classique et ultramoderne, traditionnelle et contemporaine. Dépourvue de toute poignée et imaginée avec des lignes très affinées, elle conjugue discrétion avec élégance.Enfin, l'éclairage a été aussi mûrement réfléchi. Bien que les portes vitrées donnent beaucoup de luminosité, on a encastré une dizaine de spots dans le plafond et suspendu au-dessus de l'évier un trio de lampes au look rétro. L'îlot central, lui, bénéficie de la lumière intégrée à la hotte (Miele). "Cette cuisine se veut à la fois campagnarde et actuelle", résume l'agenceur. Un bon compromis entre classique et contemporain, qui ne tranche pas avec le caractère brut de la maison et se fond même dans son authenticité et sa patine. Grégoire Villard a pris soin, en effet, de donner un aspect satiné à la pierre de la cuisine, "afin de l'accorder avec les pierres d'origine et les poutres de cette ancienne ferme".