Photo 1 / 10 | © J.-G. Deschamps, imprimerie nationale/li brairie nationale, Paris. Coll. Musée Ma thurin Méheut, Lamballe. © Rousseau Gra nd Angle, Lamballe © ADAGP, Paris, 2012.
Illustration de la couverture du livre "Regarde..." par Colette et Méheut.
Juste et belle programmation à partir de la fin février ! Comme Paul Signac et Albert Marquet dans la première moitié du XXe siècle, Mathurin Méheut fut nommé Peintre de la Marine en 1921. 2013 est un anniversaire important : cent ans se sont écoulés depuis sa première exposition au musée des Arts décoratifs à Paris, qui fut déterminante pour sa carrière. Consacrée aux merveilles de la faune et de la flore marines, elle présentait les croquis et les planches commandées par l'éditeur Émile Lévy pour un ouvrage intitulé Étude de la mer, et qui furent réalisés au cours d'un séjour de deux ans à Roscoff (1910-1912).
"À l'heure de la photographie instantanée et de l'image banalisée", Denis-Michel Boëll, commissaire de l'exposition au musée de la Marine, admire "cet art incroyable du croquis, basé sur un trait qui va à l'essentiel, capte le mouvement et restitue l'attitude avec une grande économie de moyens".
Documentaliste-né, dessinateur inlassable, Méheut, toute sa vie, engrangera des milliers de notes de terrain qui nourriront son travail de commande dans les domaines de la décoration (au service notamment des compagnies maritimes), de l'illustration et de la céramique. La côte toujours l'inspira, avec ses paysages habités, "ses activités maritimes du littoral (récolte du goémon ou du sel, charpente de marine et pêche côtière)". Ce travail d'observation quasi scientifique lui valut l'attribution par l'université de Paris de la bourse Autour du Monde de la Fondation Albert-Kahn. Bourse qui lui permit de voyager au Japon, pays dont la culture le marqua profondément.