
Le Guillestrois : une terre d'inspiration au carrefour des vallées
L'église reste la "symphonie inachevée" de Vauban. Ce village fortifié n'a finalement jamais été attaqué et, ironie de l'histoire, moins de sept ans après la mort de l'architecte militaire, le Traité d'Utrecht de 1713 établit l'abandon par la France du Piémont à la Savoie en échange de l'Ubaye. Briançon devient ville frontière, Mont-Dauphin ne l'est plus. Aujourd'hui, le village rassemble une centaine d'habitants à l'année, et des troupeaux de moutons paissent dans les remparts. Dans les années 1980, artistes et artisans se sont installés dans les anciennes casernes. "On est au carrefour des vallées italiennes, du Briançonnais, du Queyras et de l'Embrunais, c'est le fameux plateau des Mille Vents, ce qui signifie qu'il y a aussi beaucoup de circulation", précise l'artiste Barbara Fougnon, de l'Atelier du poisson qui vole. Ici, la vie artistique est associative, bouillonnante, on est inspiré par des éléments très puissants, l'eau du Guil, le vent, qui irriguent notre travail. Nous sommes très soutenus par le village, on se sent protégé par les remparts et la bienveillance des habitants, il règne une grande ouverture d'esprit, ce n'est pas du tout un village fermé ! "Exact, renchérit la céramiste Anaëlle Christ, les sommets et les montagnes nous remettent à notre place, nous rappellent notre taille." Jusqu'en 2031, on peut découvrir l'exposition permanente de l'oeuvre Little Bighorn de l'artiste Ousmane Sow sous la charpente à la Philibert Delorme du comble de la caserne Rochambeau.
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