
Fécamp, la ville d'art et d'histoire qui mérite le déplacement
Pendant des siècles, Fécamp fut le premier port de France pour la pêche à la morue à Terre-Neuve et en Islande. Une activité qui en générait d'autres, comme les sécheries, les fabriques de cordages et de biscuits de mer. "Je me rappelais l'odeur des filets séchant le long des portes, l'odeur des saumures dont on fume les terres, l'odeur des varechs quand la marée baisse, tous ces parfums violents des petits ports, parfums rudes et senteurs acres", écrivait, en 1887, Guy de Maupassant, qui y a passé son enfance. À deux pas du port, au milieu des maisons de briques, se découpe l'insolite silhouette néogothique du palais Bénédictine, tout en dentelles de pierres, qui se visite depuis 1863 ! Un extravagant flacon pour la liqueur séculaire créée à partir de vingt-sept plantes par Alexandre Le Grand, qui aurait réinterprété à sa manière une recette mise au point par un religieux vénitien. Dans ce palais, cohabitent depuis toujours industrie et art sacré, avec une distillerie en activité et un musée spectaculaire, issu en grande partie de la "mise à l'abri" d'objets de culte sous la Révolution. Les collections de statuaires médiévales, serrures, lampes romaines, émaux champlevés, livres d'heures du Moyen Âge, mais aussi d'affiches publicitaires de Mucha pour la Bénédictine donnent le tournis. On y déguste, sous la verrière contemporaine, le fameux spiritueux, en cocktail Hurricane ou Vertigo. Fécamp, c'est aussi une campagne bucolique et vallonnée, parsemée de châteaux, comme le Domaine du Grand Daubeuf, avec son potager, son orangerie et ses écuries retrouvées, mais également des haltes gastronomiques inoubliables, comme Le Bec au Cauchois du chef étoilé Pierre Caillet.




































