
Idée sortie week-end : parenthèse à Guérande, presqu'île de sel et de granit
La politique de sauvegarde menée depuis 1970 a protégé ce joyau. Mis à part le percement de la rue de Saillé au XIXe siècle, la ville close est restée celle que Balzac a connue. Il ne faut pas manquer la collégiale Saint-Aubin et sa grande verrière du choeur, dédiée au couronnement de la Vierge. C'est le commerce du sel qui est à l'origine de la prospérité de Guérande dès le Moyen Âge. Au plus fort de l'été, les petites routes serpentent au milieu des marais, où les mulons étincellent au soleil. L'hiver, la mosaïque des salines reflète plutôt les ciels tourmentés. À l'abri des vasières où poussent les roseaux, aigrettes, hérons et autres foulques prennent leur élan pour former des ballets aériens. Alors que la plupart des marais qui alimentaient jadis la France et l'Europe ont disparu, ceux de Guérande sont une exception, l'un des rares et fragiles exemples d'équilibre, dont la coopérative Le Guérandais est la garante. Pour Philippe et Camille, les nouveaux propriétaires de la somptueuse maison d'hôtes La Guérandière, "Guérande est idéale pour sillonner la région car proche de tout, de la Grande Brière, des marais salants, du golfe du Morbihan. Notre ville est très vivante en journée et très calme le soir, où l'on aime se retrouver entre nous". "À Guérande, tient à ajouter Marie, l'épouse du chef du restaurant La Tête de l'Art, Hugo Charcolin, nous sommes le côté terre de la presqu'île, son visage médiéval, minéral, avec ces remparts de granit qui contrastent avec le bord de mer, un mélange terre-mer que l'on retrouve dans les assiettes de Hugo".
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